L’UNPI (Union Nationale de la Propriété Immobilière) principale association de défense et d’information des propriétaires immobiliers dénonce un système inadapté et mal conçu. Par la voix de son président Jean Perrin l’association a même prédit que le système allait « exploser en vol ». Pour l’UNPI la nouvelle GRL présente deux problèmes majeurs: – son manque d’efficacité dans sa capacité à faciliter l’accès à la location. Censée aider les locataires disposant de revenus modestes ou irréguliers le dispositif ne remplirait pas sa mission. A titre d’exemple et en zone de forte demande locative la sélection des dossiers par le bailleur ne serait pas modifiée ou impactée par la mise en place de la GRL. – une garantie qui déresponsabilise le locataire. En faisant supporter le coût du système par le bailleur, l’état et le 1% logement la GRL exclut de son financement l’un des principaux bénéficiaire: le locataire. Un lancement compliqué L’ancien dispositif GRL a été abandonné. Le passeport GRL devant être obtenu par le locataire n’existe plus depuis le 1er janvier. Les dossiers déposés avant le 26 décembre ne seront valables que pour les locations commençant avant le 1er mars 2010. Quant aux contrats en cours ils restent actifs mais disparaîtront au prochain changement de locataire. Le nouveau dispositif est quant à lui officiellement lancé mais pas encore opérationnel. Selon toute vraisemblance la fédération française des sociétés d’assurances finaliserait un contrat socle et les assureurs leurs contrats respectifs. Les garanties ne devraient donc pas être proposées avant la fin du premier trimestre 2010. La parution de décrets fin décembre 2010 a à priori pris tout le monde de court.
