
Le dispositif Scellier en question
« L’attention des investisseurs est attirée sur les facteurs de risques décrits à la page 5 du prospectus… » Voici le rappel que l’on entend souvent dans le cadre des publicités pour des opérations d’introduction en Bourse. C’est également ce type d’alertes que l’on aimerait avoir dans le cadre de la commercialisation de certains programmes d’investissements locatifs. Bien que très intéressant le dispositif Scellier fait actuellement l’objet de critiques. A la source de ce coup de projecteur une étude du cabinet de consulting ImmoGroup qui souligne des différences notables entre les plafonds de loyers autorisés par le dispositif et la réalité des prix du marché de la location. L’enquête du cabinet réalisée dans 3500 communes éligibles au Scellier démontre que des écarts touchent 3/4 des communes de la zone B2 (agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants) et 2/3 des communes de la zone B1 (plus de 250 000 habitants). Ces écarts toucheraient également un part importante de la 1ère et 2ème couronne de la région parisienne.
Liste des écarts constatés par régions:
Alpes : de 8 à 70 %
Aquitaine : de 10 à 40 %
Bourgogne : de 5 à 35 %
Champagne-Ardenne, Alsace Lorraine : de 10 à 30 %
Côte d’Azur : de10 à 40 %
Haute Normandie : de 8 à 35 %
Île-de-France (1ère et 2ème couronnes) : de 5 à 35 %
Languedoc-Roussillon : de 10 à 40 %
Midi-Pyrénées : de10 à 40 %
Nord-Pas-de-Calais : de 5 à 40 %
Rhône-Alpes : de 10 à 25 %
Les investisseurs intéressés par le dispositif Scellier ne doivent assurément pas renoncer à leur projet car ce dispositif s’avère réellement très intéressant. Attention toutefois à des projections de rentabilité trop alléchantes.