Archive pour le mot-clef ‘investissement locatif’

Le déficit foncier: principe et intérêt

Mardi 17 août 2010
utiliser le déficit foncier

Le déficit foncier: un bon outil pour réduire ses impôts

Lorsqu’un propriétaire loue un logement il perçoit des revenus fonciers. Il engage également des dépenses (ex: taxe foncière). Ces dépenses peuvent dans certaines situations s’avérer plus importante que les revenus. Le propriétaire est alors en mesure de constater ce qu’on appelle un déficit foncier.

Le principal intérêt du déficit foncier est que dans la limite de 10700 € ce déficit peut être imputé sur les autres revenus du foyers fiscal (ex: salaires). Il vient donc diminuer la base imposable et par conséquent réduire le montant des impôts à payer.

En cas de dépassement du plafond il est possible de déduire le montant dépassant les 10700 € sur une période de 10 ans.

Effectuer des travaux et réduire ses impôts

Les dépenses relatives à des travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration étant déductibles. Un déficit foncier peut être constaté lors de la réalisation de travaux. De par ce principe un investisseur peut profiter d’un effet de levier. En effet il peut valoriser son capital immobilier en le rénovant et en finançant une partie de cette opération par une économie d’impôts.

Autre avantage du déficit foncier: à la différence des dispositifs de défiscalisation de type Scellier le déficit foncier apporte un gain fiscal. Il n’entre par conséquent pas dans le plafonnement des niches fiscales.

Investissement Scellier: attention aux plafonds de loyers

Mardi 11 mai 2010
Attention à la rentabilité des investissements Scellier

Le dispositif Scellier en question

« L’attention des investisseurs est attirée sur les facteurs de risques décrits à la page 5 du prospectus… » Voici le rappel que l’on entend souvent dans le cadre des publicités pour des opérations d’introduction en Bourse. C’est également ce type d’alertes que l’on aimerait avoir dans le cadre de la commercialisation de certains programmes d’investissements locatifs. Bien que très intéressant le dispositif Scellier fait actuellement l’objet de critiques. A la source de ce coup de projecteur une étude du cabinet de consulting ImmoGroup qui souligne des différences notables entre les plafonds de loyers autorisés par le dispositif et la réalité des prix du marché de la location. L’enquête du cabinet réalisée dans 3500 communes éligibles au Scellier démontre que des écarts touchent 3/4 des communes de la zone B2 (agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants) et 2/3 des communes de la zone B1 (plus de 250 000 habitants). Ces écarts toucheraient également un part importante de la 1ère et 2ème couronne de la région parisienne.

Liste des écarts constatés par régions:

Alpes : de 8 à 70 %
Aquitaine : de 10 à 40 %
Bourgogne : de 5 à 35 %
Champagne-Ardenne, Alsace Lorraine : de 10 à 30 %
Côte d’Azur : de10 à 40 %
Haute Normandie : de 8 à 35 %
Île-de-France (1ère et 2ème couronnes) : de 5 à 35 %
Languedoc-Roussillon : de 10 à 40 %
Midi-Pyrénées : de10 à 40 %
Nord-Pas-de-Calais : de 5 à 40 %
Rhône-Alpes : de 10 à 25 %

Les investisseurs intéressés par le dispositif Scellier ne doivent assurément pas renoncer à leur projet car ce dispositif s’avère réellement très intéressant. Attention toutefois à des projections de rentabilité trop alléchantes.