6 novembre 2018
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Airbnb : La riposte des hôteliers

 

 

 

Le site de locations touristiques Airbnb n’en finit plus de faire parler de lui et surtout de s’attirer les foudres.

 

Après les copropriétaires qui en ont assez du va-et-vient permanent de nouveaux locataires dans leur immeuble, après la gronde de la ville de Paris et ses diverses actions pour limiter le nombre de nuitées autorisées par locations et l’obligation de se déclarer auprès de la mairie, c’est au tour des professionnels de l’hôtellerie de se faire entendre.

 

En effet, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) reproche à Airbnb de lui faire de la concurrence déloyale.

Comment ? La plateforme de locations de courtes durées ne supprime pas de son site les annonces illégales qui continuent de ce fait d’être actives sur le marché.

Les professionnels de l’hôtellerie accusent Airbnb de s’approprier illégalement sa clientèle.

S’ajoute à cela que les offres de locations illégales (qui vont au-delà des 120 nuitées autorisées annuellement à Paris) ne sont supprimées de la plateforme en ligne uniquement dans quatre arrondissements de la capitale.  

Important : Dès janvier prochain et dans le cadre d’une convention signée avec l’Etat, un certain nombre de sites de locations touristiques devront supprimer les annonces illégales dans l’ensemble des arrondissements de Paris et non plus se limiter à 4.

Mais le gouvernement va plus loin en souhaitant sanctionner directement les plateformes de locations (et non plus que les propriétaires des biens immobiliers)  en cas de non suppression des annonces illégales. Si tel est le cas, les plateformes encourent une amende de 10.000 à 50.000 euros. De quoi les dissuader et les faire appliquer la réglementation en vigueur.

 

L’Umih pointe du doigt un très grand nombre d’annonces illégales qui sont pourtant bel et bien affichées sur le site Airbnb. Pour rappel, une annonce de location de courte durée affichée sur le site Airbnb est illégale et ne respecte pas la réglementation à partir du moment où :

-La location n’a pas de numéro d’enregistrement délivré par la mairie. (Paris entre autres)

-Le quota des 120 nuitées par an est dépassé. (Paris)

-Le logement est sous loué illégalement (sans l’accord du propriétaire).

 

Suite à l’assignation en justice d’Airbnb par l’Umih, une audience aura lieu en début d’année prochaine à Paris. Si la concurrence déloyale de la part de la plateforme est reconnue, l’ensemble des hôteliers pourront espérer obtenir réparation.

Affaire à suivre. 

A noter : Plusieurs grandes villes ont déjà banni Airbnb de leur centre-ville. C’est notamment le cas pour Majorque et Berlin.

 

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