14 novembre 2017
Category:
blog-immobilier
Comments: 0

L’arnaque à 1.370 euros sur Pôle emploi

Une recherche d’emploi qui se termine par une escroquerie d’un montant de 1370 euros

 

Pour retrouver toute l’actualité de Lockimmo rejoignez-nous sur notre page Facebook juste ici

→   https://www.facebook.com/lockimmo/

 

 

Oui vous avez bien lu. Au mois d’août dernier un homme âgé de 49 ans a été victime d’une escroquerie. Nous évoquons avec vous cette affaire car le mécanisme de l’arnaque était lié à l’immobilier et cette histoire peut être instructive quant aux risques liés aux chèques … et à l’imprudence.

 

La victime de l’arnaque était inscrite à Pôle emploi depuis 4 mois, lorsqu’un jour, lors de l’une de ses recherches, il tomba sur une offre intéressante : un CDI payé 1.500 euros avec pour titre : “collecteur de fonds privés”.  

L’homme décida de postuler.

Aucun rendez-vous n’a eu lieu en face à face avec l’employeur, simplement des informations énoncées au téléphone.

 

En quoi consistait le travail ?

L’employé devait récolter des chèques de paiements de loyers auprès de différents locataires, les déposer sur son compte, en déduire une somme d’argent (qu’il conservait et qui lui servirait de rémunération) et reverser par la suite le restant de la somme sur un autre compte.

D’une certaine façon l’activité proposée était librement inspirée de celle d’un administrateur de biens à savoir collecter des paiements de locataires, prélever des honoraires et les reverser au propriétaire. Sauf que dans ce cas précis rien n’était fait dans les règles. Ce point aurait d’ailleurs pu attirer l’attention du malheureux. On ne s’improvise pas professionnel de l’immobilier.

La pratique paraissait quelque peu étrange mais l’homme étant dans le besoin, il effectua donc les transactions.

 

C’est ainsi qu’il encaissa un chèque appartenant à un locataire d’un montant de 1.370 euros sur son compte puis reversa par la suite 1.120 euros sur un autre compte, celui-ci inconnu.

Le bénéfice de l’opération s’élevait donc pour lui à 250 euros.

 

Mais où est le problème me direz-vous ?

Celui-ci arriva rapidement quand son employeur fantôme lui demanda de renvoyer ce même argent via la plateforme Western Union (entreprise américaine spécialisée dans les transferts d’argent internationaux) et sous forme de coupons PCS (permettant retraits et paiements). L’homme s’exécuta et envoya l’argent du pseudo locataire.

 

Et c’est à ce moment là que l’arnaque pris forme et se dévoila : Il fut informé par sa banque d’un défaut de signature sur un chèque dont le montant s’élèvait à …1370 euros !

L’argent que l’homme venait de faire transiter sur un autre compte n’avait en fait jamais existé. Il avait en définitive transféré son propre argent. Les paiements du locataires étaient fictifs.

 

Toute la subtilité est là : le montant du chèque du locataire apparaissait bien sur son compte mais il n’était pas encaissé car le chèque n’était pas valable.

 

Comment est-ce possible ?

60 jours, c’est le laps de temps maximum qu’il y a entre le moment où un chèque est déposé sur votre compte et son encaissement réel. Ce délai est de 8 jours en cas de défaut de provisions mais monte en effet à 60 jours si c’est un autre motif qui entraîne le rejet du chèque. 

C’est une petite subtilité qui peut coûter cher, très cher.

 

Dans le domaine de la gestion locative où les locataires peuvent être appelés à régler leurs loyers, dépôts de garantie, facturations… par chèque il convient de faire attention à cette règle du délai de rejet.

 

Il est donc important de bien comprendre les particularités liées à ce mode de paiement et de bien contrôler les chèques reçus (ex: signature, dates, montants…).

 

Pour retrouver toute l’actualité de Lockimmo rejoignez-nous sur notre page Facebook juste ici

→   https://www.facebook.com/lockimmo/

 

 

Comments are closed.