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29 oct. 2026 · 6 min

Créé par la loi ALUR, le registre national des copropriétés recense chaque immeuble en copropriété à usage d’habitation. Son objectif : disposer d’une fiche d’identité financière et technique de chaque immeuble, pour repérer plus tôt les copropriétés en difficulté. L’immatriculation de la copropriété incombe au syndic, professionnel ou bénévole, qui doit ensuite actualiser les données chaque année. Un exercice qui se complique : un arrêté publié cet été ajoute de nouvelles rubriques, comme le DPE collectif ou le plan pluriannuel de travaux. Démarches, données à déclarer, sanctions en cas d’oubli : voici ce que tout syndic doit savoir pour rester en règle.
La loi ALUR du 24 mars 2014 a créé un registre des copropriétés sur le plan national. L’immatriculation des immeubles permet d’avoir plus facilement accès à l’état des copropriétés, permettant ainsi d’anticiper d’éventuels problèmes ou anomalies. Elle permet d’avoir une carte d’identité unique, financière et technique, de tout immeuble en copropriété.
Les copropriétés de plus de 200 lots doivent être immatriculées depuis fin 2016. Pour celles de plus de 50 lots, la date limite était le 31 décembre 2017. Enfin, les dernières copropriétés (moins de 50 lots) ont dû procéder à leur immatriculation avant le 31 décembre 2018. En pratique, les copropriétés ont mis plus de temps que cela…
Depuis le 1er janvier 2017, le notaire peut se charger de l’immatriculation en cas de mise en copropriété d’un immeuble ou lors de la vente d’un lot ou encore en cas d’absence de syndic.
Pour enregistrer votre copropriété, rien de plus simple. Vous devez vous rendre sur le site du gouvernement : www.registre-coproprietes.gouv.fr
Le syndic de copropriété, qu’il soit professionnel ou bénévole, doit se munir des informations précises sur l’immeuble, notamment :
Les syndics professionnels sont autorisés à facturer l’immatriculation. Le dépôt du dossier d’immatriculation ainsi que les modifications ultérieures sont à la charge du syndic professionnel ou du syndicat si le syndic est bénévole.
Chaque année, le syndic ou l’administrateur provisoire doit actualiser les informations détenues dans le registre. Cela permet d’établir la fiche de l’immeuble.
Si vous ne procédez pas à l’immatriculation de votre copropriété, le syndic peut être mis en demeure. L’ANAH (agence nationale de l’habitat) est en mesure de sanctionner par le biais d’une astreinte de 20 euros par lot et par semaine de retard.
L’absence d’immatriculation ou d’actualisation des données déclarées pourra priver le syndicat de copropriété de l’accès à certaines subventions pour travaux.
L’État se montre contre toute attente plutôt clément face aux copropriétés récalcitrantes. Il a déjà retardé le délai initial pour immatriculer les derniers retardataires. De plus, même si la non-immatriculation doit normalement s’accompagner d’une sanction financière, les copropriétés hors-la-loi peuvent échapper au paiement de l’astreinte.
Ces “adoucissements” sont certainement dus à un afflux de demandes d’immatriculation très important à la dernière minute. D’après les statistiques réalisées, les copropriétés non immatriculées sont celles gérées par des syndics bénévoles ou des syndics collaboratifs et avec un plus petit nombre de lots.
Or, l’astreinte est à payer par le syndic de copropriété puisque c’est lui qui est responsable de l’immatriculation. Après réception d’une lettre de mise en demeure, si le syndic de copropriété n’a pas agi, il devra s’acquitter d’une pénalité d’un montant de 20 euros par semaine et par lot.
A noter que le défaut d’immatriculation peut être signalé par toute personne intéressée, par le notaire ou bien par la personne qui tient le registre. Il est très important de noter que, lors d’une vente d’un lot de copropriété, le numéro d’immatriculation doit figurer sur l’acte de vente. A défaut d’immatriculation, la vente peut être retardée.
Le registre des copropriétés donne des informations intéressantes à tout investisseur ou tout acquéreur en quête d’un bien immobilier. Avant même de signer un compromis de vente d’un logement en copropriété et d’obtenir le pré-état daté, le registre des copropriétés donne quelques données générales.
Mettre à jour le registre chaque année, c’est d’abord rassembler des informations dispersées : lots, budget, impayés de charges, équipements, travaux. Avec les nouvelles rubriques de 2026, la liste s’allonge encore. Avec le logiciel de syndic LOCKimmo, les données de chaque copropriété, de ses bâtiments et de ses équipements sont réunies dans un dossier toujours à jour. Les lots et les copropriétaires y sont rattachés. La comptabilité suit les budgets et les comptes, et les copropriétaires débiteurs sont identifiés pour le suivi des relances. Le carnet d’entretien conserve l’historique des travaux, et le tableau de bord des échéances vous aide à ne laisser passer aucune obligation. Résultat : la mise à jour du registre prend moins de temps, et vos dossiers restent prêts à tout moment.
Découvrez comment LOCKimmo centralise les données de vos copropriétés pour garder chaque dossier à jour.


Article rédigé par Julien Dourlen
Fondateur de LOCKimmo, passionné d’immobilier et développeur depuis plus de 15 ans, Julien a créé plusieurs logiciels immobiliers pour simplifier le quotidien des professionnels du secteur. À travers ce blog, il partage son expertise et ses conseils en gestion locative.

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